Pièce jouée en 2014.
C’est au cœur du Haut Moyen Âge que Thomas Becket naît à Londres en 1117. Archidiacre en 1154, ami du roi Henri II Plantagenêt, il devient chancelier du royaume puis archevêque de Cantorbéry en 1162.
Contrairement au calcul du roi, Becket rompt avec ses liens politiques et sa vie de cour, et engage la bataille pour empêcher le roi de prendre le contrôle de la justice ecclésiastique par les constitutions de Clarendon.
En 1164, le roi confisque ses biens et Thomas Becket s’exile en France. Le roi, excommunié par le pape Alexandre III, rappelle Becket à Cantorbéry en 1170 ; mais l’affrontement reprend aussitôt. Le soir du 29 décembre 1170, quatre chevaliers assassinent l’archevêque dans sa cathédrale.
Deux ans après sa mort, il est canonisé. Le roi Henri II fait alors pénitence à Cantorbéry pour expier le meurtre qu’il avait souhaité.
Pourquoi tant de fermeté chez Thomas Becket ? Pourquoi ne pas céder au pouvoir ? Jésus nous enseigne dans l’évangile de saint Matthieu : « Rendez donc à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ».
Saint Thomas Becket illustre cet enseignement. Au moment de son assassinat, il déclare : « Je suis prêt à mourir pour mon Seigneur. Que mon sang sauve la liberté de l’Église et la paix ; mais au nom de Dieu, ne touchez à aucun des miens, clercs et laïcs. Laissez-les partir. »
Découvrez la pièce en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=Dl4AEBI1Ot4